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Le Pavillon Louis XV
Parc de Wolvendael & 44, avenue de Wolvendael - 0498 53 53 16
L’histoire du Pavillon Louis XV est assez étonnante. Comment imaginer, qu’autrefois, ce bâtiment était situé 103 Nieuwe Herengracht à Amsterdam !
Le Pavillon Louis XV, alors qu'il se trouvait encore à Amsterdam
L’étude la plus complète sur ce bâtiment, pratiquement unique en son genre, a été publiée par Quarel Van Ufford sous le titre « La plus belle maison d’Amsterdam se troucve à Uccle » (65ème livre annuel de la société Amstelodanum)
Il nous y présente plusieurs esquisses dressées dans le cadre du projet de décoration d’un pavillon de jardin, daté de 1745 environ et attribué au sculpteur Jan Van Logteren et aux frères Huslij, décorateurs de stucs. On découvre sur ces dessins une toiture présentant une coupole à plan trapézoidal et découpée en trois zones concentriques.
Bien que les figures et les motifs qu’on y observe n’aient pas été exécutés tels quels, la ressemblance est frappante avec le Pavillon Louis XV et il faudrait rejoindre l’hypothèse suivant laquelle ces plans correspondent à une première esquisse pour la Nieuwe Herengracht.
Une pure merveille réalisée vers 1746
Si l’architecte du pavillon demeure inconnu, il est plausible de croire que la décoration du bâtiment, exécutée vers 1746, est le fruit d’une collaboration entre Van Logteren et les frères Huslij, lesquels avaient déjà mis leurs talents en commun.
Qui fut le commanditaire et le maître d’ouvrage de cette élégante « folie », mélange du style « Louis XV à la Daniel Marot et de rocailles flamandes à la Jan Peter van Baurscheit » ? Un certain Aron de Joseph de Pinto (1710-1758), qui achète le 103 Nieuwe Herengracht le 16 janvier 1734 pour 41.000 florins.
Ce dernier était issu du cercle des marchands juifs portugais fixés à Amsterdam. Très fortuné, de Pinto était un grand amateur d’art, épris de peintures des plus grands maîtres français, brabançons, anglais et hollandais. Il est certain que pour la décoration de sa propriété il dut faire appel aux meilleurs décorateurs de son temps.
On retrouve dans la rocaille du tympan du Pavillon Louis XV, une fois passé le vestiaire actuel, un médaillon représentant ce juif portugais, encadré de quatre angelots. Ils symbolisent chacun une qualité humaine. A savoir, l’humilité, la simplicité, la prudence et la force.
Le Pavillon Louis XV, lieu des soirées mondaines
de la belle société d’Amsterdam.
Passée quatre fois dans d’autres mains depuis sa sortie du patrimoine des de Pinto en 1785, le 103 Nieuwe Herengracht est acquit par le restaurateur et cuisinier J. Stranders le 2 avril 1902. Très rapidement, l’endroit est choisi pour les banquets de mariage et les soirées mondaines de la belle société d’Amsterdam.
Coincé par le manque d’espace, Stranders obtient l’autorisation de construire une salle de fête dans le jardin. Placé dans une situation financière difficile, la vente du Pavillon Louis XV constituait pour lui une belle source de revenus pour financer les travaux d’extension. En 1909, le baron Janssens lui achète au prix de 10.000 florins.
A cette époque paraissent une série d’articles qui, en rappelant l’importance architecturale de ce bâtiment, s’indignent de cette dilapidation du patrimoine hollandais. Peu après la vente, le « Bouwkundig Weekblad » du 4 septembre 1909 révèle que l’édifice était dans un état peu enviable. Les revêtement muraux étaient délabrés et une fontaine décorative en marbre fut totalement perdue. Le plafond, lui aussi, demandait une complète restauration. Le Pavillon fut donc démonté. Restauré et reconstruit pierre par pierre dans l’écrin boisé du Parc de Wolvendael. Il y trône depuis 1911.
Voilà 100 ans que le Pavillon Louis XV est au Parc de Wolvendael
Le Pavillon Louis XV, reconstruit au Parc de Wolvendael
Un cliché réalisé en 1902 à la Nieuwe Herengracht par Wegner et Mottu et un autre pris vers 1911 au Parc de Wolvendael permettent de constater que la reconstruction s’est faite avec les soins requis. On constate toutefois que le vate et imposant perron surélevé de six marches courbes, qui met la construction en valeur, n’est pas issu d’Amsterdam, où le Pavillon fut construit à hauteur de sol, sans aucune surélévation. Un élément remarquable de l’édifice, classé monument historique en 1977, est son dôme en plomb orné d’un mascaron qui constitue un très beau travail de repoussage.
Le salon octogonal, alors qu'il était encore propiété du Baron Janssen
Le baron Janssen y aménage de jolis salons, comme en atteste un autre cliché, conservé dans les archives familiales. L’architecte Jules Brunfaut, envisite avec ses élève par un après-midi de l’automne 1915, nous le décrit en quelques lignes : « A l’intérieur, le salon octogonal de belle allure et les salonnets latéraux sont bien dans la note séduisante et raffinée des petits appartements de Versaille ou de Chantilly.
Extrait de l'ouvrage "Le Parc de Wolvendael de 1700 à nos jours"
par Benoît Schoonbroodt.
En vente au Pavillon Louis XV - 5 €
Vente postale: 8 €
Extrait de l’ouvrage « Le parc de Wolvendael de 1700 à nos jours »
En vente au Pavillon Louis XV au prix de 5 €
Envoi postal possible.